Au début du mois nous avons vu ensemble l’installation d’un serveur NGinx sous Ubuntu. Sous Debian, il faut mettre un peu plus les mains dans le cambouis, en effet il est parfois utile de partir des sources plutôt que des dépôts officiels (notamment au niveau de la présence ou non d’un module).
J’ai donc développé un petit script shell pour automatiser l’installation (ou la mise à jour) d’un serveur Web rapide, léger et performant sous une Debian (Squeeze ou Lenny).
Ce script va effectuer les choses suivantes:
installer la dernière version stable de NGinx (voir le numéro de version ici).
Il est bien sûr possible d’adapter ce script à vos besoins et de l’utiliser comme bon vous semble. Si vous rencontrez des erreurs ou que vous avez en tête des améliorations possibles, merci de laisser un commentaire en bas de ce billet.
Il faut lancer le script en root (droit d’administration):
su - -c "$PWD/nginxautoinstall.sh"
Si tout se passe correctement, le script devrait afficher:
Validation et test de performances
Votre serveur est maintenant opérationnel, il vous reste à mettre vos page HTML et scripts PHP dans le répertoire /var/www et tester le tout en entrant l’URL suivante dans un navigateur Web: http://@devotreserveur/.
Vous pouvez également tester les performances brutes de votre serveur en utilisant HTTPerf (disponible dans les dépôts Debian). Sur mon serveur de test (VPS Gandi 1 part), j’obtiens les perfos suivantes:
Avec NGinx, on obtient rapidement de très bonnes performances et le couple PHP-FPM, MemCached permet d’avoir une bonne base pour héberger, par exemple, votre blog WordPress (lire l’article sur le sujet dans ce blog).
Je suis bien sur preneur de tous commentaires/remarques sur le script.
WordPress n’a pas forcement bonne presse au niveau de la sécurité. Le coeur PHP du moteur WordPress est pourtant surveillé de très près et les corrections des failles sont assez rapides (voir par exemple la publication de la version 3.0.4).
Par contre les plugins, qui sont un avantage indéniable de WordPress par rapport aux autres CMS, sont également un talon d’Achille… En effet, WordPress dispose d’une base de plugins impressionnante (plus de 12.700 au moment de l’écriture de ce billet) dont les développeurs sont plus ou moins sensibilisés à la problématique de la sécurité… Ajouter des plugins à votre blog, c’est multiplier les risques au niveau de la sécurité.
Dans ce billet, nous allons voir comment installer puis configurer WordPress pour compliquer la tache des personnes voulant attaquer votre blog.
Je vous rappelle que cet article est découpé en plusieurs billets (vous êtes en train de lire le #3):
Cette série de billets a été co-écrite avec Jérémie Marguerie étudiant à EPITA (merci à lui !).
Partir sur de bonnes bases
Nous allons détailler l’installation, la configuration initiale puis la gestion des mises à jours de WordPress.
Installation de WordPress
Personnellement j’utilise sur mon serveur deux versions de WordPress en parallèle.
La première est celle du blog « de production » (celui que vous êtes en train de lire) utilise la version stable SVN (c’est à dire la 3.0.4 au jour d’aujourd’hui). J’utilise la commande suivante pour effectuer l’installation (dans le répertoire racine de mon serveur Web: /var/www/blog):
svn co http://core.svn.wordpress.org/branches/3.0/
La seconde, dite « de validation » me sert pour tester mon blog (thème et plugins) sur les futures versions de WordPress (3.1 par exemple). Elle n’est pas publique, seul les administrateurs peuvent y accéder. Pour installer cette version de WordPress, j’utilise la commande suivante dans un deuxième répertoire de mon serveur Web (/var/www/blogfutur):
svn co http://core.svn.wordpress.org/trunk/
Avant de suivre la fameuse installation en 5 minutes de WordPress, je vous conseille de changer le préfixe des tables MySQL en éditant la ligne suivante dans votre fichier de configuration wp-config.php et en remplacant wp_ par une chaine aléatoire (par exemple apvbty_):
$table_prefix = ‘apvbty_’;
Attention, cette manipulation est à faire seulement sur un nouveau blog. En effet, si vous avez déjà une base de donnée SQL existante il faut d’abord changer le nom du préfixe des tables dans MySQL (voir hack en fin de billet) sous peine de ne plus pouvoir accéder à vos données.
Une fois l’installation de WordPress finalisée, nous allons commencer par fixer les droits au niveau des fichiers dans ces répertoires. En partant sur l’hypothèse ou votre serveur Web tourne sous l’utilisateur www-data et dans le répertoire /var/www/blog, j’utilise les commandes suivantes:
chown -R www-data:www-data /var/www/blog
find /var/www/blog -type d -exec chmod 755 {} \;
find /var/www/blog -type f -exec chmod 644 {} \;
chmod 640 /var/www/blog/wp-config.php
find /var/www/blog/wp-content/themes -type d -exec chmod 775 {} \;
find /var/www/blog/wp-content/themes -type f -exec chmod 664 {} \;
Pour vous simplifier la vie, je vous conseille de mettre ces commandes dans un script shell afin de pourvoir rapidement les appliquer sur votre arborescence.
Mise à jour de WordPress
Comme nous l’avons vu, les développeurs de WordPress sont assez réactifs sur la correction des failles de sécurité. Encore faut-il que vous pensiez à mettre à jour votre instance de WordPress…
J’utilise un script shell pour mettre à jour WordPress à partir de SVN:
#!/bin/bash
# Simple script pour mettre a jour WordPress
# Test que le script est lance en root
if [ $EUID -ne 0 ]; then
echo « Le script doit être lancé en root: # sudo $0″ 1>&2
find $WPPATH/wp-content/themes -type d -exec chmod 775 {} \;
find $WPPATH/wp-content/themes -type f -exec chmod 664 {} \;
echo « 3) Fin de la mise a jour »
echo « En cas de pb: svn update -r$CURRENTVERSION »
Il est possible de lancer ce script toutes les nuits (par exemple par crontab) pour éviter de se retrouver avec un blog hacké quand vous partez en congés…
Le .htaccess
Ce fichier qui doit se trouver à la racine de votre site Web, contient des entrées utiles à la sécurité de votre site. Le mien commence par:
# MAIN
RewriteEngine On
ServerSignature Off
Options All -Indexes
Options +FollowSymLinks
# SVN protect
RewriteRule ^(.*/)?\.svn/ – [F,L]
# Secure .htaccess
<Files .htaccess>
Order Allow,Deny
Deny from all
</Files>
# Secure wp-config.php
<Files wp-config.php>
Order Deny,Allow
Deny from all
</Files>
# FILTER REQUEST
<IfModule mod_rewrite.c>
RewriteBase /
RewriteCond %{REQUEST_FILENAME} !-f
RewriteCond %{REQUEST_FILENAME} !-d
RewriteRule . /index.php [L]
</IfModule>
Certains plugins ajoutent pas mal de chose dans ce fichier (notamment W3 Total Cache, le plugin d’optimisation des performances que j’ai abordé dans ce billet).
Un peu de bon sens…
Vous avez donc entre les mains une installation toute propre et sécurisée de WordPress, c’est normalement à partir de ce moment là que les choses se gâtent…
On commence par l’erreur de base: ne pas utiliser un mot de passe « strong » pour le compte admin. Encore mieux, créer un nouveau compte administrateur et supprimer le compte admin par défaut.
L’installation des plugins apportent également son lot de failles de sécurité. C’est là qu’il faut se faire violence et n’installer que les plugins indispensables au bon fonctionnement de votre blog. Il faut également veiller à mettre à jour régulièrement vos plugins (l’interface d’administration de WordPress permet de faire cela très simplement).
Enfin vos thèmes peuvent également fragiliser votre blog en insérant des codes PHP ou JS. Si vous avez les compétences il faut faire un audit de votre thème ou au minimum utiliser des thèmes connus et validés.
Des plugins pour la sécurité
Parmis ces plugins, j’en utile trois dédiés à la sécurisation:
Secure WordPress permet d’automatiser certaines actions pour sécuriser votre blog.
WordPress File Monitor: Surveille les fichiers du moteur WordPress et vous alerte (par mail et/ou directement dans l’interface d’administration de WordPress) en cas de modification.
On peut également citer WordPress Security Scan qui permet de faire un audit de votre blog en testant notamment les droits de vos fichiers, les mots de passes, la base de données…
Quelques hacks en bonus
Compliquer la tache des attaques par force brute en supprimant l’indicateur (« mauvais mot de passe ») lors d’une tentative de connexion à l’interface d’administration. Il faut juste ajouter la ligne suivante à votre fichier functions.php (thème):
Si vous avez une base de données MySQL existante avec le préfixe par défaut (wp_) et que vous souhaitez le changer, il est possible de faire celà directement à la main par une requête MySQL ou alors plus simplement en utilisant le plugin WP-Security-Scan.
Tester votre WordPress
Pour tester la sécurité de votre blog, rien ne vaut une simulation d’attaque. Pour celà vous pouvez utiliser le logiciel libre Nikto.
On commence par installer Nikto sur un PC client sous Ubuntu (qui va simuler l’attaque):
sudo aptitude install nikto
Puis on lance le test (remplacer URL par l’URL de votre blog WordPress):
En début de semaine, j’ai été emmenée à donner un cours d’introduction aux technologies de Cloud Computing à l’école supérieure des ingénieurs de Luminy (ESIL à Marseille). Le sujet étant vaste pour les trois petites heures imparties, j’ai préféré axer mon cours sur certains aspects (notamment les architectures IAAS et l’utilisation de technologies ouvertes et libres).
Pour ceux que cela intéresse, voici (sous licence « CC By:« ):
Oui je sais c’est un pompage en règle du billet de Cyrille Borne. Mais bon il faut dire que par les temps qui courent c’est une rudement bonne idée que de disposer de son propre serveur Jabber.
Nous allons donc détailler les étapes d’installation et de configuration d’un serveur Prosody dans sa dernière version (0.7) avec un chiffrement SSL entre les clients et le serveur.
Pourquoi Prosody et pas Jabber ? Tout simplement car il est bien plus simple et léger à installer (un peu trop usine à gaz). Et puis le titre du billet aurait été moins vendeur: « Un serveur Jabber en 3h45 chronos… ».
Installation de Prosody
L’installation de Prosody se fait en utilisant les commandes suivantes:
echo « deb http://packages.prosody.im/debian stable main » | sudo tee -a /etc/apt/sources.list
PS: la librairie LibLua est utilisé pour le chiffrement SSL. Le fichier liblua5.1-sec0_0.3.2-2prosody1_amd64.deb doit être utilisé pour les machines sous AMD 64 bits.
On relance Prosody pour prendre en compte la configuration:
sudo /etc/init.d/prosody restart
Si vous avez un Firewall sur votre serveur (ce qui est une bonne idée), il faut penser à ouvrir les ports TCP de Jabber en ajoutant les lignes suivantes dans votre script de configuration iptable (/etc/init.d/iptables.sh dans mon cas):
Besoin de simuler une liaison WAN entre deux machines/réseaux ? Il y a une distribution GNU/Linux faite pour ça.
Votre administrateur réseau ne vous aime pas, il bloque tout le trafic TCP et UDP sortant de votre machine… Vous povez toujours essayer le tunnel ICMP en quelques lignes de commandes avec ICMPtx.
Le principe de ce site est le suivant. Les utilisateurs proposes des news dans le domaine des logiciels libres. Les news sont validés par une équipe avant publication assurant ainsi une sélection aux petits oignons…
Même si Philippe est plus connu pour ces billets fleuves et philosophique sur le monde des logiciels libres, il est en plus une très bonne source d’informations pour la combo « Cloud + Open-source ». Un must have dans votre agrégateur RSS.
NGinx est une des alternative au serveur Web Apache (il est actuellement utilisé par plus de 6% des serveurs Web). Il se targue d’être plus rapide, plus léger et facile à configurer.
Nous allons vérifier tout cela dans ce billet en détaillant une installation de NGinx 0.8.54 (Stable) sur une machine GNU/Linux (Ubuntu Desktop 10.10) avec en bonus le support FastCGI de PHP et de Perl !
Installation de NGinx
On commence par ajouter le dépôt officiel pour la version stable:
sudo add-apt-repository ppa:nginx/stable
sudo aptitude update
Puis on installe la bête (facile non ?):
sudo aptitude install nginx
Remarque: si un serveur Web (Apache ou autre) tourne déjà sur votre machine, l’installation de NGinx se passera normalement, par contre il n’arrivera pas à se lancer car le port HTTP par défaut (TCP/80) sera déjà occupé. La solution la plus propre est de configurer NGinx pour qu’il écoute sur un autre port (TCP/81 par exemple) puis faire vos tests en forcant l’utilisation de ce port dans votre navigateur Internet (en ajoutant :81 aux URL). Une fois Nginx validé, il suffira de supprimer l’autre serveur Web de votre machine, puis de reconfigurer Nginx sur le port par défaut (TCP/80).
Premier contact avec NGinx
Un script de démarrage nommé nginx a été installé dans le répertoire /etc/init.d. On peut voir la liste des commandes accepté par ce script en saisissant la ligne de commande suivante:
On ouvre un navigateur sur la même machine puis on entre l’UTL suivante: http://localhost/
La page suivante devrait s’afficher:
On peut ensuite arrêter le serveur:
sudo service nginx stop
Stopping nginx: nginx.
Puis passer à l’étape suivante…
Configuration du serveur NGinx
Les fichiers de configuration se trouvent dans le répertoire /etc/nginx. Les habitués d’Apache ne seront pas trop perturbés par la structure de l’arborescence de ce répertoire:
conf.d/: un répertoire contenant des fichiers de configuration additionnels
sites-available/: répertoire contenant la liste des fichier de configuration des sites disponibles
sites-enabled/: répertoire contenant la liste des fichiers de configuration des sites actifs (liens symboliques vers le répertoire site-availables)
On commence par jeter un coups d’oeil au fichier nginx.conf…. Quel bonheur par rapport à celui d’Apache :).
On passe ensuite au fichier du site par défaut /etc/nginx/sites-available/default (que l’on a activé tout à l’heure par la commande ‘sudo service nginx configtest’):
server {
listen 80
root /usr/share/nginx/www;
index index.html index.htm;
server_name localhost;
location / {
try_files $uri $uri/ /index.html;
}
location /doc {
root /usr/share;
autoindex on;
allow 127.0.0.1;
deny all;
}
location /images {
root /usr/share;
autoindex off;
}
}
On peut donc voir que l’on a un site qui écoute sur le port TCP/80 (listen 80) et sert les pages se trouvant dans le répertoire /usr/share/nginx/www (root /usr/share/nginx/www) à partir de l’URL http://localhost/ (server_name localhost).
Nous allons nous baser sur cet exemple pour construire un nouveau fichier de configuration propre à nos besoins.
On commence par créer l’arborescence qui va héberger nos pages (par exemple /home/labo/www). Si le répertoire n’existe pas il faut le créer et lui donner les bons droits:
mkdir /home/labo/www
Enfin on édite une page de test:
# vi /home/labo/www/index.html
<html><body>Ma page</body></html>
Ensuite on passe à la création du fichier de configuration du site.
sudo vi /etc/nginx/sites-available/monsite
Avec le contenu suivant (à adapter à votre configuration):
# Mon site a moi
server {
listen 80;
root /home/labo/www;
index index.html index.htm;
server_name localhost;
location / {
# First attempt to serve request as file, then
# as directory, then fall back to index.html
try_files $uri $uri/ /index.html;
}
}
On supprime le site par defaut et on active le notre:
cd /etc/nginx/sites-enabled
sudo rm default
sudo ln -s ../sites-available/monsite
On redémarre le serveur Nginx:
sudo service nginx restart
Restarting nginx: nginx.
Puis on teste la page: http://localhost/
Pour rendre le site « visible depuis l’extérieur », il faut changer la ligne:
server_name localhost;
Puis la remplacer par:
server_name www.mondomaine.com;
Il faut bien sur que le nom www.mondomaine.com pointe sur l’adresse IP de votre serveur Nginx…
Test des performances
Pour voir ce qu’il a dans le ventre, j’ai installé en Nginx et Apache sur ma machine. Nginx écoutant sur le port TCP/81 et Apache sur le port TCP/80.
J’ai ensuite utilisé le logiciel httperf (disponible dans les dépôts Ubuntu) pour simuler des requêtes sur le serveur.
On a donc un gain d’environ 30% en terme de requêtes supportées par le serveur.
Request rate / Request number
Support du PHP
De nos jours, un serveur Web sans support PHP c’est un peu comme un Ferrari avec des roues de 13 pouces. Dans l’optique d’avoir un serveur performant nous allons donc utiliser le module externe PHP FPM (PHP FastCGI) qui s’occupera de l’exécution des scripts PHP dans un processus indépendant de NGinx (merci à cet article qui m’a bien aidé).
Par défaut, le processus PHP-FPM va se mettre en écoute sur le port TCP/9000 et écouté les requêtes venant seulement de la machine locale (localhost).
Il ne reste plus qu’à modifier le fichier de configuration de votre site pour prendre en compte le langage PHP (fichier /etc/nginx/sites-available/monsite):
# Mon site a moi
server {
listen 80;
server_name localhost;
root /home/labo/www;
location / {
index index.php index.html;
}
location ~ \.php$ {
fastcgi_pass 127.0.0.1:9000;
include /etc/nginx/fastcgi_params;
fastcgi_index index.php;
}
}
Attention de bien avoir configurer la variable root (« root /home/labo/www » dans mon exemple), sinon vous risquez de tomber sur une erreur 404 lors du passage du script PHP vers le process PHP-FPM.
On relance ensuite Nginx:
sudo service nginx restart
Restarting nginx: nginx.
Pour tester que le PHP fonctionne bien, le plus simple est de créer un fichier info.php (à mettre à la racine du site /home/labo/www/) contenant:
<?php
phpinfo();
?>
Puis de pointer votre navigateur Web vers l’URL: http://localhost/info.php
La page suivante devrait s’afficher:
Support de Perl
Tout comme PHP, nous allons utiliser FastCGI pour exécuter les scripts Perl depuis notre serveur NGinx. Le principe est le même. Un processus (fastcgi-wrapper.pl) va se mettre en écoute sur le port TCP/8999 puis attendre les demandes d’exécution envoyées par NGinx.
Contrairement à PHP, il n’existe pas (encore) de package Ubuntu permettant d’automatiser l’installation de ce processus. Il faut donc mettre un peu les mains dans le cambouis (merci à ce blog) !
On commence par installer le module Perl FCGI sur lequel le processus fastcgi-wrapper.pl va se baser:
sudo perl -MCPAN -e ‘install FCGI’
On installe le processus fastcgi-wrapper.pl qui va s’occuper de l’exécution des scripts Perl:
La plupart des tutos que j’ai trouvé sur le Net utilise ensuite un script init.d pas très beau à voir (http://lindev.fr/public/nginx/perl-fastcgi). En effet, pour arrêter le processus on a droit à un beau killall -9 perl ! Autant dire que si vous avez d’autres processus Perl en tache de fond de votre serveur cela risque de poser quelques problèmes :). J’ai donc écrit un nouveau script basée sur celui du wrapper PHP.
On automatise le lancement de ce script au démarrage du serveur:
C’est le début de l’année et le moment des bilans concernant les statistiques de votre blog. Voici donc un petit billet sur quelques hacks MySQL permettant d’obtenir des statistiques à diffuser vers vos lecteurs ou à garder au chaud !
Avant tout il faut disposer d’un accès à votre base de donnée MySQL (soit via une interface de type phpMySQL, soit directement via une ligne de commande mysql). Pour avoir vos paramètres de connexion à votre BD WordPress il suffit de regarder le fichier wp-config.php à la racine de votre répertoire Web.
Voici l’architecture des tables de votre BD WordPress. Je ne suis plus trop un expert en requêtes MySQL (les cours datent de plus de 10 ans maintenant ;)) alors si vous voyez des améliorations dans les requêtes ci-dessous je suis preneur de commentaires.
Nombre de billets publiés en 2010
Cette première requête donne le nombre de billets publiés (status= »publish ») sur l’année 2010 (c’est à dire entre le 1er janvier et le 31 décembre 2010).
mysql> SELECT COUNT(*) FROM wp_posts WHERE post_status= »publish » AND post_date BETWEEN ‘2010-01-01’ AND ‘2010-12-31’;
+———-+
| COUNT(*) |
+———-+
| 161 |
+———-+
1 row in set (0.00 sec)
Nombre de commentaires pour les billets publiés en 2010
Une requête un peu plus complexe qui somme (SUM) le nombre de commentaires pour les billets 2010.
mysql> SELECT SUM(comment_count) FROM wp_posts WHERE post_status= »publish » AND post_date BETWEEN ‘2010-01-01’ AND ‘2010-12-31’ GROUP BY post_status;
+——————–+
| SUM(comment_count) |
+——————–+
| 1314 |
+——————–+
1 row in set (0.01 sec)
Liste des 10 billets les plus commentés publiés en 2010
On continu pas le classement (TOP 10) des nouveaux billets les plus commentés.
mysql> SELECT post_title,comment_count FROM wp_posts WHERE post_status= »publish » AND post_date BETWEEN ‘2010-01-01’ AND ‘2010-12-31’ ORDER BY comment_count DESC LIMIT 0,10;
+——————————————————————-+—————+
| post_title | comment_count |
+——————————————————————-+—————+
| Configurer VPNTunnel sous Ubuntu | 58 |
| Installation et test de Flumotion 0.8 | 46 |
| Script d’installation automatique de Nagios | 42 |
| Spideroak, un sérieux concurrent à Dropbox | 40 |
| Utiliser Nmap pour générer vos fichiers de configuration Nagios | 38 |
| Installation d’un serveur OpenVPN sous Debian/Ubuntu | 36 |
| 12 étapes pour optimiser les performances de son blog WordPress | 35 |
| Le blog de Nicolargo a son application IOS | 35 |
| Tu fais quoi après l’installation de Firefox ? | 26 |
| MyScreenCast, comment faire du screencast avec GStreamer | 26 |
+——————————————————————-+—————+
10 rows in set (0.01 sec)
Top 10 des lecteurs ayant le plus posté de commentaires sur le blog en 2010
Enfin une requête un peu plus complexe qui donne le classement des plus gros « commentateurs » sur le blog.
mysql> SELECT comment_author,COUNT(comment_count) AS F01 FROM wp_comments,wp_posts WHERE comment_approved=1 AND comment_post_ID=ID AND comment_date BETWEEN ‘2010-01-01’ AND ‘2010-12-31’ GROUP BY comment_author ORDER BY F01 DESC LIMIT 0,10;+—————-+—–+
| comment_author | F01 |
+—————-+—–+
| NicoLargo | 315 |
| Albert | 22 |
| Pierre-Yves | 18 |
| ninja21a | 18 |
| Mr Xhark | 15 |
| Sylvain | 14 |
| Christophe | 12 |
| floppy84 | 12 |
| Nico | 11 |
| Guillaume | 10 |
+—————-+—–+
10 rows in set (0.07 sec)
Si vous avez d’autres requêtes MySQL dans votre besace et bien faites tourner !